24.08.2008
Situation politique
Comme dans la note précédente nous faisons part de quelques problèmes politiques internes à la Bolivie (Blocus à Sucre) autant carrément donner quelques détails sur la situation actuelle.
Le président bolivien, Evo Morales, au pouvoir depuis 2005, est le premier président indien du pays et affirme une rupture avec ses prédecesseurs en suivant un fil de conduite purement socialiste et communiste. Representant des opprimés et des minorités du pays, il ne cache pas son soutien à Fidel Castro (Cuba) et ses liens avec Hugo Chavez (Venezuela) et fait donc partie de ces nouveaux leaders d'Amérique du Sud d'extrême gauche.
Sa politique se caractérise en partie par une énorme vague de nationalisation (gaz etc...) ce qui fait la quasi unanimité dans la région de la capitale, jusque là délaissée, mais suscite la révolte dans les départements de l'est, plus riches et à vocation capitaliste.
Depuis notre arrivée, suite à un réferendum (10/08), sur les 9 départements que compte la Bolivie, 5 sont passés du coté de l'opposition et revendiquent une décentralisation marquée par une quasi indépendance départementale. Ces revendications se manifestent par un dialogue rompu avec le gouvernement et une série de grêves et de blocus qui paralysent la communication est-ouest dans le pays. L'effet, bien que sporadique, s'amplifie de jour en jour et certains transports, aéroports compris, risquent d'être particulièrement aléatoires dans les semaines à venir.
En ce qui nous concerne, mis à part le fait d'avoir du abandonner l'idée de rejoindre Sucre, des interrogations subsistent sur les vols à destination de Rurrenabaque (Séjour dans la jungle) qui se trouve à la frontière entre les zones pro et anti Morales. De même, notre vol retour vers la France effectue une escale technique à Santa Cruz (siège de l'opposition)... donc surprise, surprise!
00:40 Publié dans Bolivie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





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